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Publications :

Poésie audio : J'ai aimé tout le reste (2021)
Mange tes Mots ! - Cabaret Littéraire

Épisode 10 - la solitude du ciment noir
mis en écoute à partir du 11 décembre2021

La nouvelle Survivre (2021)sera publiée
dans la revue littéraire en ligne
L'Autre Côté Du Temps en décembre 2021.
Elle sera accompagnée d'une illustration signée EB.

Février 2022
Revue : Festival Permanent des Mots / Éditions du Tarmac
Poésie en ligne :
Incubation (2021)

Éditions Miezi
Poésies :
En bas des ponts (2021) + Vade Mecum (2021)

Juillet 2022
Recueil La différence
Poésie :
Comme tu me fais (2021).


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Poésies

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Nouvelles

L'écrivain - novembre 2021

Extrait :

Je ne comprenais que trop tard que je n’aurais jamais dû toucher à cette chose monstrueuse. Au fond, pourquoi ne lui avais-je pas sacrifié quelques mètres carrés ? Non, j’avais voulu maîtriser les éléments, pour que tout soit à mon goût. À ce moment précis, la situation surpassait toutes les horreurs que je n’avais jamais osé imaginer. Je connus la peur la plus intense qu’un individu put éprouver. Je me sentais comme un cadavre en sursis, victime de la barbarie sadique de l'inhumanité.

 
Petit frère - novembre 2021

Extrait :

« Hugo, je voudrais bien ne plus aller à l’école.
— Non, petit con, tu vas devenir stupide, tu comprendras rien à rien.
— Mais on s’en fout de ce qu’on apprend là-bas.
— Ouais, et moi, je vais me coltiner le blaireau toute la journée, non merci.»
Je lui ébouriffai les cheveux en lui servant mon plus tendre sourire.
« Allez…
— Non, non, non, pas question.
— Juste demain.
— Une seule fois ?
— Oui, oui !
— Et après t’y retournes sans discuter.
— Promis.
— Croix de bois ?
— Croix de fer.»
Arthur me sauta dans les bras. Il me colla un gros bisou sur la joue et m’enlaça. Les larmes montèrent dans mes yeux piscines.

 
Les corneilles - novembre 2021

Extrait :

            L’innocente se réveilla. La lune argentée souriait à la mignonne. Elle se sentait mieux. Loin des chasseurs, tout semblait apaisant. Elle appréciait la douceur du duvet qui lui chauffait le dos. Elle ouvrit les yeux, ses deux bienfaitrices l’avaient déposée dans leur abri. Elle essaya de se lever, mais elle était attachée. Ses poignets et chevilles étaient liés aux bordures du nid. Sans doute une précaution pour lui éviter de chuter durant son sommeil. La construction dominait, tout en haut d’un chêne gigantesque. La vue était fascinante, on y voyait à des kilomètres.
            Mais rien ne bougeait. Elle aurait voulu que les oiseaux reviennent et la détache. Elle ne risquait plus de tomber maintenant. Et les liens étaient solides et trop serrés. Plus elle remuait, plus ils lui sciaient les membres. Cette position, quasi écartelée, était inconfortable.

Angoissée, elle appela à l’aide.
Les feuilles de l’arbre frissonnèrent.
Elle cria au secours.
Un épais nuage couvrit la lune.
Elle éclata en sanglots.
La noirceur dominait.
Elle hurla de terreur.

 

Anniversaire - novembre 2021

Extrait :

            L’autre jour il m’a emmené dans un grand souterrain. Y avait encore beaucoup de monde allongé par terre. Moi je crois que les gens feraient mieux de se promener plutôt que de rester dans le noir, couchés par terre. Bon, y z’ont pas tous un grand frère et je crois qu’ils ont peur de perdre leur place.

            Après, quand on s’est enfoncé dans le noir, il n’y avait plus personne d’autre que nous. J’ai bien aimé ça. On a marché sur les barres de métal. Joey m’a dit qu’un train roulait ici avant. Il a fait l’imbécile, comme s’il était une locomotive, j’ai rigolé. Par contre, c’était vraiment noir et heureusement, il me tenait la main. Enfin, il m’a dit : « N’aies pas peur, et ne bouge pas. » J’ai eu vraiment peur parce qu’il s’est éloigné mais je n’ai pas bougé, comme il m’a dit. Tout à coup, j’ai vu une étincelle.
 
Petit dragon - novembre 2021

Extrait :

            Les heures en classe sont trop longues, alors je me suis créé un ami imaginaire. On se parle dans ma tête, en mandarin, c’est naturel pour moi et il comprend mes blagues. Je lui ai donné un nom français, il s’appelle Yan, trois lettres c’est suffisant. Avec lui, je n’ai besoin de rien. Il m’invente des histoires qui me font rire. On fait des jeux, sans bruit. Les autres me regardent bizarrement quand je ris. Je me retourne pour ne pas les voir. Des fois, je marche en long, dans la cour. J’aimerai courir, mais je n’ose pas parce que courir, c’est dans les jeux avec un ballon ou quand on s’attrape et je ne joue pas à ça. Par contre, je cours quand je rentre chez moi, sur le trottoir. Personne ne peut m’arrêter et je gagne toutes les courses, tout seul. Dans ma tête, j’entends des bravos quand je franchis la porte d’entrée. Yan, y m’encourage et fait des commentaires rigolos. Il m'avertit des virages aussi.

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Romans

Le train - 2020/2021 - En recherche d'éditeur

Ce récit réunit le fantastique et la science-fiction, tout en nous entraînant dans une enquête policière.

Les chemins suivis par les personnages sont pavés de découvertes et de beauté, mais aussi de frustration et de déception.

À la croisée de leur destin, chacun cherche à ouvrir son esprit, afin d’apprivoiser l’inconcevable.

 

Extrait :

Edgar quitta la chambre. L’Homme Sans Nom se coucha aussitôt, mais tarda à s’endormir. Il croisa ses mains derrière sa tête, ferma les yeux et laissa ses pensées prendre le dessus. Il théorisait son concept de cercles, de temps et d’espace. Dans cette ville, la réalité s’approchait de ce à quoi il s’attendait, vraisemblablement son propre passé ressemblait-il à ceci. Pourtant des objets se mouvaient seuls. Une petite différence. Combien de dissemblances verrait-il se manifester ? Il s’évertua à imaginer des liens entre chacune de ses mésaventures, cependant son raisonnement était trop perturbé pour qu’il puisse structurer ses idées. Peu à peu, ses paupières s’alourdirent.
Dehors, le vent soufflait sur les nuages, des étoiles apparaissaient partout. Il s’endormit.

Edgar, lui, retourna s'amuser en bas, la musique jouait encore, plus doucement. Il partagea quelques verres avec les habitués et raconta des histoires à qui voulait l’écouter, mais rien sur les mines, ces sales souvenirs resteraient un secret entre lui et son ami. Plus tard, passablement enivré, il s’allongea au fond de son lit. Quel confort ! Il espérait en avoir fini avec les nuits dehors. Les dernières agitations du restaurant parvenaient encore jusqu’à lui. Il respirait calmement. Des larmes sournoises envahirent son visage. Il les essuya en murmurant « On n’a rien fait de mal. On s’en est sorti. » Il s’endormit.

 

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Chansons

Toutes les paroles de mes chansons sont disponibles en ligne (recherchez Number 9 + titre + texte)

Les sirènes

Les rivières d'or,
Romances vieillies,
Sommeil des corps,
Trouver l'alchimie,
Inventer les silences,
Recolorer les bruits,
Chasser la dépendance,
Hors de l'esprit.

Quel devoir mystérieux,
Quelle richesse insolente,
Le jour est plus précieux,
Quand la nuit est démente,
Et hurlent les sirènes,
Et dansent les élégantes,
À la claire fontaine,
Dans la nuit éclatante.

Somptueux palaces,
Nature à oublier,
Nouvelles préfaces,
À imaginer,
Les divergences,
Et les détours,
Querelle des anges,
Au goût du jour.

Quelques phénomènes,
Quelques perspectives,
Ornementales,
Tragiques et ivres,
Poussières d'argent,
Effondrées sur la place,
Plaisirs innocents,
Gestes fatals.

Mouvement de nos rivages,
Évidence de nos villes,
Le poison et les cages,
Résistance inutile.

EB - 2017

Passons à autre chose

J’en ai assez vu,
Des lunes et des pendus, des soleils imposteurs,
Des abandons cruels, des fossés encombrés,
Des brises et des tempêtes, des malfaiteurs.

Cimetière de nos fleurs, sur la neige et la mer,
Feu follet tapageur qui danse sur du verre,
Passons, passons vers l’aurore ecchymose,
Passons, passons enfin à autre chose.

J’en ai assez vu,
Des douces et des fanées, des prairies effondrées,
Des bleus nécessaires, et des rouges florissantes,
Le masque vide et noir des jours d’ennui.

Cimetière de nos fleurs, sur la neige et la mer,
Feu follet tapageur qui danse sur du verre,
Passons, passons vers l’aurore ecchymose,
Passons, passons enfin à autre chose.

J’en ai assez vu,
Cadence et chant de guerre, légendes et bras de fer,
Laisser les chambres vides, et les regards livides,
Des lames, des cartouches et quelqu’un qui meurt pour rien.

Des arrêts, des départs, de la vie de la mort,
Des pavés écarlates, des promesses petite sœur,
Un instant éternel, et la lenteur.

Cimetière de nos fleurs, sur la neige et la mer,
Feu follet tapageur qui danse sur du verre,
Passons, passons vers l’aurore ecchymose,
Passons, passons enfin à autre chose.

 

EB - 2020

Chant des mers, chant des vagues

Loin de ma misère,
Loin de mon bidonville,
Je rejoins le port,
Tranquille.

Et je prendrai la mer,
Loin de mon bidonville,
Je serai conquistador,
Tranquille.

Je serai capitaine,
D'un bien beau navire,
Les gens ne salueront,
Tranquille.

J'n'aurais plus l'air d'un fou,
Les gens me diront vous,
Je serai capitaine,
Je serai tranquille.

Haut les cœurs, mes braves,
Chant des mers, chant des vagues,
Quelque soient les orages,
Quelques soient les outrages,
Haut les cœurs, mes braves.

Je chercherai des routes,
Loin de mon bidonville,
Je trouverai des mondes,
Tranquilles.

Je défierai le vent,
Au coeur de la tempête,
Je maintiendrai le cap,
Tranquille.

Et si je meurs en mer,
Les marins de tous les vents,
Se souviendront de moi,
Tranquille.

Même dans mon bidonville,
On chantera les récits,
On contera les histoires,
D'un capitaine tranquille.

Haut les cœurs, mes braves,
Chant des mers, chant des vagues,
Quelque soient les orages,
Quelques soient les outrages,
Haut les cœurs, mes braves.

 

EB - 2021

 

 

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